Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

L’Iran accusé de crimes contre l’humanité

Quatre ans après le soulèvement «Femme, Vie, Liberté», Amnesty International accuse les autorités iraniennes d’avoir commis des crimes contre l’humanité pour écraser les manifestations déclenchées par la mort en détention de Jina Mahsa Amini. Dans un nouveau rapport de plus de mille pages, l’organisation documente des meurtres, actes de torture, disparitions forcées, viols, emprisonnements arbitraires et autres persécutions.

Quatre-vingt-sept responsables présumés sont identifiés au sein de la chaîne de commandement, notamment des hauts responsables du Corps des gardiens de la révolution islamique, de la police et du Ministère de l’intérieur. Parmi eux, on retrouve notamment l’ancien guide suprême Ali Khamenei. Amnesty International estime que ces responsables, «restés à l’abri de la justice en Iran» et pour certains même promus depuis les crimes commis, doivent faire l’objet d’enquêtes pénales. Les recherches, fondées sur plus de 270 entretiens, l’analyse de plus de 2000 vidéos et de nombreux documents officiels et judiciaires, recensent 377 manifestants et passants tués, dont 56 enfants. Le 30 septembre 2022, le «Vendredi sanglant» de Zahedan avait, à lui seul, fait 87 morts.

Pour l’ONG, l’impunité demeure institutionnalisée: les autorités iraniennes n’ont reconnu aucune responsabilité et plusieurs des bourreaux identifiés occupent toujours des fonctions leur permettant d’ordonner de nouvelles violences. «L’assemblée générale des Nations Unies doit créer un mécanisme international de justice pénale afin que les principaux responsables rendent enfin des comptes», a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International. Elle appelle également les Etats au renvoi de la situation en Iran devant la Cour pénale internationale.

Pour aller plus loin

La Suisse et les nouvelles routes de la soie

Le port du Pirée, privatisé et racheté par les Chinois, est l’une des portes d’entrée en Europe des nouvelles routes de la soie.

Une délégation de la Commission de politique étrangère du Conseil national s’est rendue en Grèce pour voir sur place les implications de l’initiative chinoise «la Ceinture et la Route»

«C’est la reconnaissance d’un droit»

Madame Gjyzide Gavazaj a vécu pendant des années grâce à l’aide sociale du Kosovo, de 85 euros par mois, et au soutien de ses enfants.

La Suisse et le Kosovo sont parvenus à un accord sur les retraites, mais le problème des arriérés reste ouvert. Reportage dans le pays

Vaste mobilisation pour la libération de Louisa Hanoune

Quelque trente personnes ont manifesté le 20 mai sur la place des Nations à Genève pour exiger la libération immédiate de la secrétaire générale du PT d’Algérie.

Accusée de vouloir changer le régime, la secrétaire générale du Parti des travailleurs algérien a été emprisonnée le 9 mai dernier, alors que des millions d’Algériens sont dans la rue

La CGT entre réforme et révolution

Des militants du syndicat manifestant, aux côtés de Gilets jaunes, le 7 mars dernier à Gréoux-les-Bains.

Organisé à la mi-mai à Dijon, le 52e congrès de la CGT a été marqué par de très vifs débats sur la politique syndicale de ces trois prochaines années et par la réélection de son secrétaire général, Philippe Martinez, chahuté à plus d’une reprise