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Les syndicats demandent à la Suva de respecter le droit international

La situation à Gaza et en Cisjordanie reste très critique. «Malgré l'annonce d'un cessez-le-feu, les frappes et les violences se poursuivent, tandis que l'accès à l'aide humanitaire demeure entravé», soulignent dans un communiqué les Unions syndicales de Neuchâtel, Vaud et Jura, en collaboration avec l'Association suisse des avocat·e·s pour la Palestine (ASAP). Elles exigent donc de la Suva le respect du droit international dans ses placements et, par conséquent, son désengagement des obligations souveraines israéliennes ainsi que de tout titre financier lié à des violations du droit international en Palestine. Cette requête vise notamment les titres de la banque Leumi (2,5 millions de francs) que la Suva détenait encore dans son portefeuille au 31 décembre 2025. Cette mobilisation fait écho à une série de résolutions adoptées notamment par la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS). Cette dernière avait déjà fait une demande similaire en août 2025, concernant les banques Leumi et Hapoalim dans laquelle la Suva n’investit plus (plus de 6 millions de francs au 31 décembre 2024). Au niveau national, le comité national du SSP et le Congrès d’Unia avaient également demandé le désinvestissement de ces banques, ainsi que des obligations directement versées à l’Etat d’Israël qui ont augmenté de quelque 10 millions de francs entre 2024 et 2025 (de 15,5 millions à 24,7 millions). Le principe est clair, rappellent les syndicats: «Les cotisations obligatoires versées par les travailleuses et les travailleurs suisses ne doivent pas financer des violations graves du droit international humanitaire, que ce soit en Palestine ou ailleurs.» La banque Leumi a déjà été exclue du portefeuille du fonds souverain norvégien en août 2025 en raison d'un «risque inacceptable de contribuer à de graves violations des droits humains, directement liées aux colonies de peuplement israéliennes illicites dans le Territoire palestinien occupé».