Le groupe Tamedia annonce de nouveaux licenciements
Les saisons passent et se ressemblent à Tamedia. Le plus grand éditeur du pays, actif en Suisse romande avec les journaux 24 Heures, Tribune de Genève, Matin Dimanche et Bilan, a annoncé, à travers un communiqué daté du 27 janvier, un nouveau plan de restructuration interne. Celle-ci concernera les secteurs commerciaux, qui gèrent notamment le marketing et les abonnements. La direction annonce la réduction de 25 à 30 postes équivalent plein-temps. Contactée, une source interne aux titres romands précise que la plupart des suppressions d’emploi toucheront le périmètre alémanique.
L’entreprise entend réorganiser ainsi sa production de contenus en tablant sur deux mesures. La première concernera une séparation marquée entre les unités actives dans le «print» (contenus sur supports en papier) et celles œuvrant dans le numérique. La seconde mesure prévoit de développer les outils de l’intelligence artificielle et de regrouper les activités de ce domaine dans une unité «AI & Data» qui serait rattachée à la direction de Zurich. Cela laisse présager une augmentation des offres rédactionnelles générées par l’IA.
Ce plan, dont la CEO de Tamedia, Jessica Peppel-Schulz dit regretter les conséquences en termes d’emploi, suit celui annoncé à l’automne 2024 et mis en œuvre dans les premiers mois de 2025. A l’époque, une restructuration sans précédent avait engendré la suppression de deux centres d’imprimerie, dont celui de Bussigny, le licenciement de dizaines de journalistes et de professionnels de la branche, et la disparition de plusieurs titres locaux en Suisse alémanique.