Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Le bénéfice de Coop grimpe, le personnel doit en profiter

Façade avec enseigne

Pour Unia, la hausse du bénéfice de Coop en 2025 doit permettre d’améliorer les conditions de travail des employés.  

Le géant du commerce de détail a connu un bon de son bénéfice net de 602 millions de francs en 2025. Unia appelle à une redistribution des gains auprès du personnel.

C’est un fait incontestable, 2025 fut une année faste pour Coop. Rendus publics le 17 février par le directeur général Philipp Wyss, les chiffres relatifs au dernier exercice font état d’une progression significative. Le bénéfice net a été de 602 millions de francs, ce qui représente une hausse de 21 millions par rapport aux résultats de 2024. Quant au chiffre d’affaires, il a grimpé de 2,4%. Une autre donnée permet de saisir l’état de santé du géant bâlois: le nombre de clients fréquentant quotidiennement les points de ventes s’est accru de 60000, le chiffre global s’élevant à une 1,5 million. Ces résultats s’inscrivent dans une tendance généralisée qui voit une baisse sensible des prix dans le secteur, phénomène induit par un contexte extrêmement concurrentiel. Coop a su malgré tout tirer profit de la situation, en faisant notamment levier sur la restructuration de son principal concurrent, Migros.

Augmenter les salaires 

Mais qu’en est-il des salariés du groupe, dans cette embellie? Dans un communiqué qui a suivi la présentation des chiffres cités, Unia note que «Coop dispose d’une marge de manœuvre pour investir dans ses employées et employés.» Ceux-ci bénéficient certes d’une nouvelle convention collective, signée en octobre 2025, qui remodèle le temps de travail en rééquilibrant la place de la vie privée. L’accord a permis également d’améliorer de manière significative les salaires minimums. Mais pour le syndicat, il est impératif de faire encore progresser les conditions de travail. «Le personnel contribue de manière significative à la réussite commerciale du groupe. Il est donc légitime qu’il bénéficie de cette croissance.» 

Pour l’organisation cela doit se traduire concrètement par des augmentations générales des salaires effectifs, par une amélioration des dotations en personnes, par une limitation de la flexibilisation des horaires de travail et, enfin, par une réduction du stress et de la polyvalence. «De telles mesures amélioreraient aussi la protection de la santé des employés, mise à rude épreuve pour contribuer au succès de Coop», conclut Unia. 

Pour aller plus loin

«McDonald's doit renoncer à coopérer avec Uber Eats!»

Avec leur action du 22 novembre, ici près du McDonald’s de la rue du Mont-Blanc à Genève, Unia et d’autres syndicats ont demandé à la société de ne pas travailler en partenariat avec Uber Eats.

Les syndicats appellent la chaîne de fast-food No 1 en Suisse à employer ses propres coursiers afin que ceux-ci bénéficient de conditions de travail dignes de ce nom

«C'est du dumping salarial légitimé par l'Etat!»

Conférence de presse Fairlog

Les syndicats dénoncent le salaire minimum fixé par la PostCom à 18,27 francs pour les employés du marché postal. Ils exigent qu’il soit porté à 22 francs de l'heure

A quelle sauce seront mangés les coursiers d’Uber Eats?

Uber s’attaque à un nouveau marché en Suisse romande: le transport de petits plats. Avec son système de pseudo-indépendants, la multinationale entend continuer à accroître son profit en mettant sous pression des coursiers à vélo, motards ou chauffeurs sans droits ni protections. 

Le géant étasunien s’apprête à se lancer en Suisse romande dans la livraison de repas à domicile. Unia réagit

Unia exige une application stricte de la loi

A l’approche des fêtes de fin d’année, Unia Valais rappelle les règles régissant les ouvertures dominicales des magasins et les compensations obligatoires pour le personnel