Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

En route pour la Grève des femmes le 14 juin

Réunis en assemblée annuelle, les déléguées et les délégués du secteur tertiaire d’Unia appellent à la Grève féministe

Inégalités salariales, difficultés de concilier vie professionnelle et vie privée, harcèlement sexuel, poursuite des discriminations à la retraite: lors de leur assemblée annuelle tenue fin janvier à Berne, une cinquantaine de déléguées et de délégués du secteur tertiaire ont fait état de nombreux domaines où les femmes sont encore et toujours désavantagées. Et ce en particulier dans les branches qu’ils représentent notamment dans les soins de longue durée, la vente, l’hôtellerie-restauration, le nettoyage et la coiffure. Dans ce contexte, les participants ont décidé de renforcer leur présence dans les entreprises et de prendre activement part à la Grève féministe. Ils ont en outre adopté une résolution précisant leurs attentes. Compte tenu de l’évolution salariale de ces dernières années et du renchérissement du coût de la vie, l’assemblée a revendiqué une revalorisation des rémunérations. Elle a exigé des salaires d’au minimum 4500 francs pour les personnes non qualifiées et 5000 francs pour les travailleurs au bénéfice d’une formation. Elle s’est aussi prononcée en faveur de meilleures retraites via le renforcement du 1er pilier par l’octroi d’une 13e rente AVS. Et a d’ores et déjà affirmé qu’elle s’opposera par référendum au démantèlement du 2e pilier tel que proposé par le Conseil des Etats. Sur cette question, les délégués ont rappelé que les femmes reçoivent en moyenne un tiers de rente en moins que les hommes. Et qu’elles doivent depuis peu travailler plus longtemps. «Ce n’est rien d’autre qu’une réduction supplémentaire des rentes», peut-on lire dans la résolution. Les délégués se sont en outre positionnés en faveur d’une baisse du temps de travail sans réduction de salaire et une compensation intégrale en personnel, en créant de nouveaux postes de travail. Une revendication directement liée au rythme et à l’intensité du travail qui ont fortement augmenté au cours de ces dernières années. Avec, pour conséquences, des répercussions négatives sur la santé, générant davantage de troubles physiques et psychiques et de risques de burn-out; sans oublier des difficultés accrues de concilier l’activité professionnelle avec la vie privée. L’assemblée a aussi réaffirmé une tolérance zéro face au sexisme et au harcèlement sexuel sur le lieu de travail, notant qu’une femme sur trois et un homme sur dix sont un jour ou l’autre victimes de cette dérive. Et ce alors même que la Loi sur l’égalité l’interdit clairement. «La fréquence et l’ampleur du harcèlement sexuel sur le lieu de travail montrent qu’une meilleure application de la loi est absolument nécessaire.» Autant de problématiques soulevées par les délégués du secteur qui ont affirmé, outre leur lutte avec un syndicat fort pour de meilleures conditions de travail, qu’ils soutiendront activement la Grève féministe. «Il faut sur le long terme du respect, plus de temps et plus d’argent!»

Pour aller plus loin

Une convention comme remède

Rassemblement d'assistantes en pharmacie à Ouchy

Les assistantes en pharmacie du canton de Vaud ont lancé une pétition en faveur d’une convention collective de travail

Pour un nouveau contrat-type de la vente en Valais

Unia demande au Canton d'améliorer les conditions de travail dans le commerce de détail et de revaloriser les salaires

Les vendeuses très remontées

Une vendeuse brandit une pancarte demandant des salaires décents

Lors de leur conférence de branche, les employés du commerce de détail ont exigé d’être partie prenante de la numérisation de leur métier. Ils continuent à demander de meilleures conditions de travail, notamment salariales

Les magasins Esprit laissent une centaine d’employés sur le carreau

Des employées et des employés des boutiques Esprit se sont retrouvés devant des portes closes le 26 mars dernier. A Lausanne, sur la devanture de la boutique de la rue de Bourg, des affichettes annoncent une fermeture temporaire…

Une vingtaine de boutiques ont été fermées du jour au lendemain, sans information préalable. Unia, sous le choc de cette faillite soudaine et violente, dénonce la manière de faire