A l’occasion du Festival de Cannes, six syndicats français et britanniques du secteur audiovisuel ont dénoncé la banalisation des journées de travail à rallonge imposées par les sociétés de production. Selon eux, cette culture des horaires excessifs met en danger la santé, la sécurité et le bien-être des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, dénoncent-ils dans un communiqué de presse commun. «Derrière le glamour des tapis rouges, de nombreux travailleurs œuvrent sous une pression intense pour permettre l’existence des films présentés à Cannes.» Les organisations syndicales, affiliées à UNI Global Union, réclament un changement immédiat des pratiques du secteur afin de donner la priorité à des horaires de travail équitables, à des temps de repos protégés et à des carrières durables pour les travailleuses et les travailleurs du cinéma et de l’audiovisuel.