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Appel à agir urgemment contre la répression en Iran

Dans un communiqué de presse, l’Union syndicale suisse (USS) a condamné la répression violente exercée à l’encontre des travailleuses et des travailleurs en Iran. L’USS souligne que l’effondrement économique du pays a fait basculer dans la pauvreté des millions de personnes affrontant une explosion des prix des denrées alimentaires et d’autres biens de première nécessité. Une situation qui a de facto entraîné une baisse des salaires réels et la multiplication des emplois précaires. «Au lieu d’entamer un dialogue social ou de respecter les normes internationales du travail, le régime iranien persiste à qualifier systématiquement les protestations syndicales et les grèves de ‘menaces pour la sécurité nationale’», dénonce l’USS, estimant que cette instrumentalisation sert à «criminaliser l’action syndicale, à museler la liberté d’expression, à réprimer le droit de réunion et à légitimer la violence, la surveillance de masse et les détentions arbitraires». Conséquence, les syndicats ont été interdits, les employés n’ont pas le droit de fonder librement des organisations de leur choix et d’y adhérer, en violation manifeste de conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT). «De nombreux rapports indiquent que, depuis la fin 2025, l’intensification des protestations s’est accompagnée d’un durcissement de la répression, jusqu’au recours à la force meurtrière, ce qui a entraîné des arrestations massives et des milliers de morts.» L’USS dénonce encore le traitement réservé aux syndicalistes qui font l’objet de représailles ciblées, allant de longues peines de prison à la torture et, dans les cas les plus extrêmes, à des condamnations à mort. Elle fustige également le contrôle quotidien et l’oppression que subissent les femmes. Dans ce contexte, l’organisation exige la fin de ces agissements et appelle les Nations Unies, et tout particulièrement l’OIT, à renforcer leur surveillance et à exercer une pression durable pour garantir le respect des droits fondamentaux. Elle demande aussi au Conseil fédéral d’agir sans délai. «La Suisse doit condamner les actes du régime et reprendre enfin intégralement les sanctions de l’Union européenne contre l’Iran.»