Corrado Pardini quitte Unia pour La Poste

Portrait de Corrado Pardini.
© Thierry Porchet/Archives

Corrado Pardini a démissionné du comité directeur d’Unia pour la fin juillet. Il y siégeait depuis 2008, comme responsable du secteur de l’industrie.

Elu au conseil d’administration du géant jaune, il démissionne du comité directeur

Le 8 juin dernier, l’assemblée générale du groupe La Poste a élu Corrado Pardini comme membre du conseil d’administration de La Poste. Proposé par Syndicom, le syndicat des médias et de la communication, il a rejoint un autre représentant du personnel dans ce conseil, à la suite du décès en février de Michel Gobet. Le conseil d’administration du géant jaune est présidé par le démocrate-chrétien fribourgeois Urs Schwaller et compte au total dix membres dont deux représentants des employés.

Prenant ses fonctions immédiatement, Corrado Pardini a démissionné du comité directeur d’Unia pour la fin juillet. Il y siégeait depuis 2008, comme responsable du secteur de l’industrie. Il quitte également tous les organes du syndicat où il était présent, mais poursuivra divers mandats, tant pour Unia que pour l’Union syndicale suisse, en tant qu’indépendant.

Agé de 55 ans, Corrado Pardini a débuté sa carrière syndicale il y a 33 ans à la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB) puis au Syndicat industrie et bâtiment (SIB), syndicats prédécesseurs d’Unia. Elu au comité directeur il y a douze ans, il a, durant cette période, eu «une influence décisive sur le travail syndical dans l'industrie. Il a obtenu d'importantes améliorations des conditions de travail et des salaires dans diverses conventions collectives de travail de l’industrie, et a introduit pour la première fois des salaires minimums contraignants dans celle de l'industrie des machines MEM», indique Unia dans un communiqué. Corrado Pardini préside également l’Union syndicale du canton de Berne.

Ancien conseiller national, il a été écarté du Parlement lors des élections fédérales de l’automne dernier. Syndicom se félicite de la nomination de son «candidat favori» et estime qu’il dispose «du flair nécessaire pour les processus politiques dans la Berne fédérale, où il s’est fait un nom en tant que défenseur d’un service public fort».

De son côté, le comité directeur d’Unia «remercie chaleureusement Corrado Pardini pour la bonne et fructueuse collaboration. Il regrette vivement son départ et exprime en même temps sa satisfaction qu'il reste étroitement associé aux syndicats. Il compte sur lui pour continuer à donner des impulsions importantes pour le développement et le succès du mouvement syndical en Suisse en tant que consultant indépendant.» Corrado Pardini continuera son mandat de président des hôtels d’Unia à Berne et à Thoune, et représentera les syndicats au conseil d’administration de la Suva et à l’Organisation internationale du travail.