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Chaque voix compte

Dernière ligne droite en vue du renouvellement du Parlement fédéral le 22 octobre prochain. Pour les citoyennes et les citoyens qui n’ont pas encore participé à l’élection, la prise en compte du bilan des partis et des personnes se représentant devrait les aider à se positionner. A faire leur sélection en étant attentifs non seulement aux élus qui n’ont pas tenu parole, mais qui ont de surcroît mis des bâtons dans les roues de projets propres à atténuer les conséquences de l’inflation et les risques d’une crise sociale majeure. Avec une augmentation vertigineuse des primes maladie. Une hausse qui révèle, une nouvelle fois, l’influence des lobbyistes des assureurs et de la pharma, et d’élus de droite à leur solde. Entre un conseiller fédéral qui a confessé son impuissance et le refus du PLR, de l’UDC et du Centre de plafonner les primes à 10% du revenu, la population, prise en otage, fait les frais d’un système de la santé pour le moins malade et de scandaleux conflits d’intérêts.

L’explosion des loyers et la pénurie de logements n’ont pas non plus ému le camp bourgeois. Qui a encore récemment rejeté les mesures des socialistes et des Verts visant à contrôler et à freiner les baux excessifs. Pas davantage d’empathie à l’égard des retraités qui, n’ayant même pas eu le droit à la pleine compensation du renchérissement, peinent de plus en plus à joindre les deux bouts. La 13e rente réclamée par les syndicats et la gauche a été balayée. Aucune disposition n’a par ailleurs été acceptée par la majorité du Parlement fédéral pour contenir les coûts de l’énergie à travers, par exemple, un bouclier tarifaire. Ou pour aider les classes moyennes et inférieures à maintenir un pouvoir d’achat rongé par le renchérissement et une baisse des salaires réels pour la troisième année consécutive.

La réforme du 2e pilier qui a marqué ces quatre dernières années pénalise, elle encore, les bas revenus et les femmes, en dépit des promesses qui leur avaient été faites de compenser le relèvement de l’âge de leur retraite. Du vent. Des rentes encore diminuées. Et une précarisation qui gagne du terrain.

Il sera aussi indispensable, en remplissant son bulletin de vote, de prendre en compte l’engagement des formations politiques et de leurs représentants en matière d’environnement, le changement climatique figurant parmi les préoccupations principales de la population. A ce titre, Greenpeace et ses partenaires ont analysé le comportement de vote des politiciens au cours de cette législature (ecorating.ch/fr). De quoi donner un aperçu de l’importance accordée à la question en cette année où les températures mondiales ont battu tous les records et un mois de septembre le plus chaud jamais enregistré.

Dans ce contexte, toutes les voix comptent pour contrecarrer la politique égoïste de l’UDC et de la droite et un néolibéralisme destructeur qui ne profite qu’aux nantis. Toutes les voix comptent pour contribuer à un changement de paradigme qui ne génère pas un nombre croissant de laissés-pour-compte et fasse barrage aux risques d’une paupérisation élargie. A l’heure du choix, il faudra se souvenir des personnes qui ont préféré défendre les intérêts des banques à coup de milliards plutôt que d’aider les moins bien lotis ou encore qui ont attaqué les salaires minimums. Et se tourner vers celles qui se sont battues pour une meilleure redistribution des richesses, une égalité dans les faits, une réduction du temps de travail sans diminution de salaire... Plusieurs syndicalistes figurent sur les listes – rappelons dans la foulée que l’Union syndicale suisse se mobilise pour une augmentation générale des rémunérations de 5% l’an prochain. Elisons des candidates et des candidats qui partagent des valeurs de solidarité et de justice sociale sans perdre de vue l’urgence climatique.