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La Suisse vit aux dépens des autres

Le 15 mars, déjà, la Suisse a atteint la quantité maximale annuelle de CO2 qu’elle peut émettre afin de limiter le réchauffement à 1,5 °C comme elle s’y est engagée. Dans une lettre ouverte, les œuvres d’entraide Action de Carême, l’EPER et Etre partenaire demandent donc au Conseil fédéral et au Parlement des objectifs climatiques ambitieux, tels que le désinvestissement des énergies fossiles par la BNS et les caisses de pension, une loi sur le CO2 plus pertinente et l’inscription dans le contre-projet indirect à l’initiative pour les glaciers de l’objectif zéro émission net d’ici à 2040 (et non 2050). En Suisse, chaque habitant est responsable de l’émission de 14 tonnes d’équivalent CO2 par année, soit plus du double de la moyenne mondiale. Les ONG soulignent que leurs partenaires dans les pays du Sud sont confrontés chaque jour aux conséquences des changements climatiques, alors qu’ils n’en sont pas responsables. «La sécheresse et la famine qui s’est ensuivie à Madagascar ou encore le terrible typhon qui a frappé les Philippines ne sont que deux exemples récents du phénomène», écrivent-elles dans leur missive du 8 mars. Se référant au dernier rapport du GIEC, Stefan Salzmann, responsable du programme Energie et justice climatique chez Action de Carême, estime: «Les personnes en situation de pauvreté ne sont pas en mesure de s’adapter suffisamment au réchauffement, ce qui met en danger leur sécurité alimentaire. Les responsables de la crise climatique ont ainsi l’obligation morale de les soutenir.» Pour les ONG, la Suisse doit donc augmenter ses crédits pour le développement et ses contributions pour financer la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation aux changements climatiques dans les pays défavorisés.

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