L’entreprise spécialisée dans la chimie du phosphore, située à Bex, a signé une nouvelle convention collective de travail avec Unia. Tous les employés bénéficient désormais de cinq semaines de vacances.
Pour quelqu’un qui n’est pas du métier, difficile de comprendre l’activité qui se déroule sur le site de production de Prayon Switzerland SA, à Bex. La société produit de l’acide phosphorique de grade électronique et de l’hypophosphite de sodium. Ces termes vous semblent obscurs? Ne vous inquiétez pas, c’est normal.
Ce qui est beaucoup plus facile à comprendre en revanche, ce sont les avantages apportés par la nouvelle Convention collective de travail (CCT) signée entre Prayon Switzerland SA, la commission du personnel et le syndicat Unia. Avec comme mesure phare, le passage à cinq semaines de vacances pour tous les salariés de la boîte. Une mise à jour qui s’imposait, déjà parce que l’ancienne CCT datait de 2014 et ensuite parce que, depuis 2023, l’entreprise a changé de maison-mère (la société se nommait auparavant Febex et appartenait à un groupe français, ndlr) en rejoignant le groupe belge Prayon. Plus qu’une simple actualisation, c’est un véritable travail de fond qui a été réalisé à partir de la convention existante.
L’entreprise active dans la chimie du phosphore emploie une cinquantaine de personnes à Bex. Cette nouvelle CCT satisfait autant leurs intérêts que ceux de l’entreprise. En effet, dans la région, de nombreux employeurs proposent déjà cinq semaines de vacances. Cette mesure permet à Prayon Switzerland SA de rester attractif et aux salariés de bénéficier de meilleures conditions de travail.
«Esprit de partenariat»
Nicole Vassalli, responsable du secteur industrie à Unia Vaud, souligne la bonne coopération qui a régné lors des échanges dans ce dossier. «L’objectif d’une CCT est d’améliorer les conditions de travail des salariés et nous y sommes parvenus dans un esprit de partenariat et de respect. Même si nous n’étions pas toujours d’accord lors des négociations, chacun écoutait l’autre.» Outre la semaine supplémentaire de vacances, d’autres avancées positives ont été obtenues pour les travailleurs. «Nous avons introduit un congé maternité plus important, ainsi qu’un congé pour l’autre parent, plus en phase avec notre époque», explique Nicole Vassalli. La plupart du temps, les conventions collectives ne mentionnent qu’un seul salaire minimum. Ce n’est pas le cas à Prayon Switzerland SA. «Nous avons défini une échelle de salaires qui prend en compte l’âge et l’ancienneté dans l’entreprise, ce qui est rare, se réjouit la secrétaire syndicale. Cela montre que l’expérience des travailleurs est valorisée par la partie patronale.» Des articles ont également été ajoutés pour protéger les salariés face à des cas de harcèlement sexuel ou moral.
La Convention collective de travail signée cet été après plusieurs mois de négociations va donc dans le bon sens pour les collaborateurs. Elle entre en vigueur de manière rétroactive dès le 1er janvier 2026 et s’étend jusqu’au 31 décembre 2028, soit pour une durée de trois ans.