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Familles ukrainiennes privées d’aide d’urgence

Cet été, une quarantaine de personnes ukrainiennes réfugiées dans le canton de Vaud – essentiellement des femmes, dont certaines avec des enfants – ont appris que le Service cantonal de la population (SPOP) leur retirait l’aide d’urgence. Cette décision fait suite au refus des autorités fédérales de leur octroyer le statut de protection (permis S), sous prétexte qu’elles bénéficient déjà d’un statut similaire dans un autre pays européen par lequel elles ont transité auparavant. Ces réfugiées se retrouvent donc sans ressources financières et priées de quitter la Suisse. Le 20 août, plusieurs partis de gauche et organisations telles que Droit de rester et Médecins du monde ont publié un communiqué pour dénoncer une pratique «cruelle et arbitraire», et exiger que le SPOP revienne sur cette décision, qui ne reposerait sur aucune base légale. Ces entités rappellent que le système Dublin (qui veut que le premier pays européen où un réfugié arrive soit responsable de son dossier) ne s’applique pas aux Ukrainiennes et aux Ukrainiens et qu’il n’y a aucun accord international obligeant un Etat tiers à les reprendre. Leur renvoi serait donc impossible, ce qui les condamnerait à se retrouver à la rue, sans argent. Interrogé par le quotidien 24 heures, le SPOP a répondu que le Canton de Vaud ne faisait que mettre en œuvre les décisions fédérales en matière d’asile et qu’il ne compte pas revenir en arrière. Selon son porte-parole, d’autres cantons, comme Zurich, ont fait de même. Un certain nombre de cas sont toutefois suspendus à des recours pendants devant le Tribunal cantonal.

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