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A Delémont, les femmes en force

Manifestantes avec une banderole féministe.
© Pierre Noverraz

Les revendications féministes pour l’égalité ont été au cœur de la Fête des travailleuses et des travailleurs à Delémont

Près de 300 personnes ont défilé dans la capitale jurassienne, sur fond de revendications féministes.

La lutte pour la justice sociale et salariale ainsi que les revendications féministes pour l’égalité ont été au cœur de la Fête des travailleuses et des travailleurs à Delémont, une manifestation suivie par près de 300 personnes et précédée, la veille, par une conférence de l’historienne Elisabeth Joris, organisée par le Collectif féministe du Jura.

Côté discours, la plus jeune députée du Parlement jurassien, la socialiste Éloïse Girardin, rappelle que les droits acquis n’ont jamais été des cadeaux. «Ils ont été arrachés par des femmes et des hommes qui ont refusé l’injustice». Elle dénonce la pression, la précarité salariale et sociale qui frappe les jeunes en début d’emploi et déplore qu’aujourd’hui encore, les femmes restent les plus touchées par les injustices «A travail égal, salaire égal, ce n’est pas un slogan, c’est une exigence. Et tant que ce ne sera pas une réalité, nous ne lâcherons rien.»

Pour sa part, Silvia Locatelli, responsable du secteur industrie au comité directeur d’Unia, s’élève contre  l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!». «C’est une porte ouverte à la dérégulation et au dumping». En réalité ce projet de l’UDC, «c’est d’avoir à disposition une main-d’œuvre étrangère sans droits ou avec le  moins de droits possibles». En clair, «c’est le chaos assuré».

Licenciée brutalement à 62 ans

«j’ai été jetée comme un kleenex!». Patricia Koller affiche sa révolte dans les rangs des manifestants du 1er Mai à Delémont. Cette employée d’une industrie jurassienne a été licenciée à l’âge de 62 ans en début de cette année, de manière brutale. «Je travaillais là depuis douze ans. On m’a convoquée dans un bureau pour me signifier mon licenciement. On m’a donné cinq minutes pour rassembler mes affaires et prendre la porte, comme une malpropre. C’était  terriblement choquant et humiliant. J’ai décidé de ne pas me taire et de dénoncer ces méthodes de ces grands patrons millionnaires.» Dans la manifestation, Patricia Koller a plaidé pour l’interdiction du licenciement des personnes de plus de 60 ans.

 

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