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L’USS refuse une hausse de franchise

«Le Conseil fédéral et le Parlement font depuis longtemps fausse route en matière de financement du système de santé.» Tel est le constat de l’Union syndicale suisse (USS) en préambule d’un communiqué critique face à la proposition du gouvernement de relever la franchise minimale de 300 à 400 francs dans le cadre de la consultation de la révision de la Loi sur l’assurance maladie (LAMal). De surcroît, cette franchise serait adaptée à l’évolution des coûts. «La charge supplémentaire qui pèsera sur la population est inacceptable», s’insurge l’USS. Et ce, alors que les frais de santé à la charge des patients – franchise, quote-part et frais dentaires – figurent déjà parmi les plus élevés au niveau international. Ces coûts de la santé directement supportés par les assurés ont déjà augmenté de 12% en moyenne lors de ces cinq dernières années. Une situation qui pousse toujours plus de personnes à renoncer à consulter pour des raisons financières. Conséquences: des risques accrus de développer des maladies plus graves et donc, au final, d’augmenter les frais. «Au lieu de vouloir “adapter la franchise minimale aux conditions réelles” (titre de la motion à l’origine de ce projet), le Parlement devrait au contraire adapter de toute urgence le financement du système de santé aux conditions réelles, souligne l’USS. C’est-à-dire mettre davantage à contribution celles et ceux qui en ont les moyens, comme c’est le cas partout ailleurs en Europe.»