Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Une soixantaine de chauffeurs Uber manifestent

Des chauffeurs travaillant avec Uber ont manifesté jeudi dernier sur la plaine de Plainpalais. Ils étaient une soixantaine, selon la Tribune de Genève, à participer à ce rassemblement, certains brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Stop multiplicateur Uber», «4.20 - Non merci!» ou encore «Etat, Suva: complices». L’objet de leur courroux est le «multiplicateur», soit la tarification dite dynamique appliquée depuis quelques mois par la multinationale étasunienne. Des tarifs à prix cassé sont proposés aux clients, le montant d’une course en ville peut chuter à 4 francs seulement.

«La tarification dynamique provoque un effondrement des prix et oblige les chauffeurs à travailler dans la misère», explique Umberto Bandiera, secrétaire syndical d’Unia à Genève, qui salue la mobilisation des chauffeurs. «Il s’agit d’un stratagème que Lymo utilise également pour contourner les lois.» Grâce à ce système, ce concurrent d’Uber a en effet obtenu cet été un jugement favorable de la Suva. Pour la caisse d’assurance accidents, les chauffeurs utilisant cette plateforme genevoise sont des indépendants et non des salariés. «La composition du prix est toujours déterminée par la plateforme, c’est complètement artificiel, mais cela a suffi à convaincre la Suva», déplore Umberto Bandiera. Les chauffeurs rassemblés sur la plaine de Plainpalais demandent à l’Etat d’intervenir.

Pour aller plus loin

Sous-enchère sur les pistes valaisannes

Remontée mécanique.

Entre 2018 et 2021, plus d’un tiers des salaires versés par les sociétés valaisannes de remontées mécaniques ne respectaient pas les minima du contrat-type de travail

Réduire le temps de travail, augmenter les salaires

A la caisse d'un supermarché. Scannage des articles.

Une quarantaine de délégués du commerce de détail d’Unia se sont réunis pour la conférence annuelle de branche sur le thème «Organisation et réduction du temps de travail dans la vente»

Smood donne d’une main pour reprendre de l’autre

Vélos de livraison Smood.

Comme disait l’autre, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent… C’est, semble-t-il, malheureusement le cas chez Smood. Selon Unia, la société de livraison de repas a...

«Nous ne vendons pas des bonbons»

Enseigne de pharmacie.

Epaulées par Unia, les assistantes en pharmacie du canton de Vaud demandent une revalorisation de leur salaire et une meilleure reconnaissance du métier. Témoignages