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Attaque politique contre les Afghanes

La reconnaissance du statut de réfugiée des femmes afghanes est remise en cause via une motion de l’UDC. Le Conseil des Etats a décidé, le 1er octobre, d’y mettre un frein en la renvoyant en commission. Deux semaines plus tôt, la droite et une partie du centre du Conseil national avaient pourtant accepté la proposition qui veut revenir à des admissions provisoires uniquement. «En votant cette motion, le Conseil national a estimé qu’être une femme sous le régime taliban, c’était ne pas être persécutée», avait réagi le CSP Genève, pour qui la motion s’attaque aux fondamentaux du droit d’asile. Elle entre également en contradiction avec l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne de 2024 qui indique que le sexe et la nationalité sont suffisants pour reconnaître une persécution collective des femmes afghanes, comme l’explique les Jeunes Vert.e.s dans une pétition en ligne intitulée: «L’asile est un droit, pas un crime». 

Le CSP Genève rappelle que, depuis la prise de pouvoir des talibans en 2021, «les filles et les femmes ne peuvent plus aller à l’école après l’âge de 12 ans, n’ont plus le droit de sortir sans être accompagnée par un homme et ne peuvent plus travailler pour des organisations internationales ou l’Etat. Les mariages forcés, les mariages précoces et les mariages d’enfants se sont multipliés, de même que les violences domestiques et dans la sphère publique». En 2023, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) avait estimé que les demandeuses d’asile afghanes pouvaient être considérées comme victimes «à la fois d’une législation discriminatoire et d’une persécution religieuse». Il donnait aussi la possibilité aux Afghanes au bénéfice d’une admission provisoire de déposer une nouvelle demande d’asile. 

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