Licenciements chez Novartis: Unia s’oppose
Novartis a déjà supprimé près de 3000 emplois en Suisse depuis 2018.
Le géant suisse de l’industrie pharmaceutique a annoncé la fermeture d’un site dans le canton de Bâle et près de 130 suppressions de postes. Le syndicat exige un retour en arrière.
C’est un nouveau coup dur pour les travailleurs du groupe pharmaceutique Novartis. Le site de Kleinbasel, à Bâle-Ville, devrait fermer ses portes prochainement, a annoncé l’entreprise ce mercredi 2 septembre. Près de 200 personnes y travaillent actuellement et 130 employés devraient perdre leur emploi. Une annonce qui fait malheureusement écho à de nombreuses autres émanant ces derniers mois du géant bâlois. Depuis 2018, Novartis a supprimé près de 3000 postes en Suisse, relève Unia dans un communiqué. «Le rythme de réduction des activités de production et le nombre élevé de salariés concernés font craindre que la direction mondiale de Novartis ne remette fondamentalement en question la production en Suisse», s’alarme le syndicat.
Afin de protéger les emplois dans le pays, Unia s’engagera, avec la commission du personnel et des salariés, en faveur du transfert des postes dans une autre usine du nord-ouest de la Suisse. Le syndicat exige par ailleurs que Novartis renonce à tout licenciement. «Les responsables politiques doivent intervenir davantage et veiller à la préservation des emplois, ajoute Unia. Une entreprise comme Novartis, qui bénéficie de conditions fiscales avantageuses et de la qualité des infrastructures suisses, doit en contrepartie être tenue d’investir dans la recherche, le développement et la production en Suisse.»