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Des activistes du climat devant la CEDH

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© Collective Climate Justice

Une action de désobéissance civile pacifique a eu lieu le 8 juillet 2019 devant Credit Suisse à Zurich.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est saisie une nouvelle fois par des activistes du climat. Les faits remontent au 8 juillet 2019, à Zurich, lors d’une action de dénonciation contre les investissements dans les énergies fossiles de grandes banques. Comme le souligne Frida Kohlmann, porte-parole des activistes: «Les vagues de chaleur, les phénomènes météorologiques extrêmes et les incendies de forêt de cet été montrent de manière effrayante à quel point nous avions déjà raison en 2019.» Et pourtant, «tout un mouvement a fait l’objet de mesures répressives et a été criminalisé», indique-t-elle dans un communiqué daté du 27 juillet. 

Le recours déposé devant la CEDH à Strasbourg concerne plus précisément la condamnation pénale de cinq activistes à la suite d’une action pacifique de plusieurs organisations dont Collective Climate Justice et Breakfree devant l’ancien siège du Credit Suisse à Zurich, mais aussi devant l’UBS à Bâle (dont les participants ont été acquittés). La procédure a été longue. Et après de multiples recours, le Tribunal fédéral a confirmé la condamnation pour contrainte dans son arrêt du 10 mars 2026. La question du respect des droits fondamentaux, notamment la liberté d’expression et de réunion, est posée dans le recours adressé à la CEDH. Elle dépasse donc ce cas particulier. «La Suisse criminalise les manifestations pour le climat au lieu de les protéger. C’est très préoccupant au regard de la Convention des droits de l’homme – et la répression porte ses fruits: les manifestant.es pour le climat sont réduits au silence par des condamnations, et ce précisément au moment où des voix critiques contre les investissements dans les énergies fossiles de nos grandes banques seraient plus que jamais nécessaires, déclare leur avocate Stephanie Motz. Cet «effet dissuasif» est extrêmement problématique au regard des droits de l’homme».