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«Une bouffée d’air frais»

Dans une crèche.
© Neil Labrador/archives

Le taux de contribution des salariés au financement des allocations familiales baissera l’an prochain de 0,42% à 0,17%.

Unia salue la baisse importante des cotisations des travailleuses et des travailleurs au financement des allocations familiales en Valais

Bonne nouvelle pour les salariés valaisans: le taux de leur contribution au financement des allocations familiales baissera l’an prochain de 0,42% à 0,17%. Dans un communiqué de presse du 19 octobre, le Conseil d’Etat a noté que cette diminution participait à l’amélioration du pouvoir d’achat de la population et permettait une répartition équitable de la charge entre travailleurs et employeurs. «Unia salue cette décision qui démontre, d’une part, la solidité financière des caisses d’allocations familiales et qui surtout, d’autre part, offre une bouffée d’air frais aux salariés de ce canton par ces temps de forte inflation et de hausse importante des primes maladie», a commenté Blaise Carron, secrétaire régional d’Unia Valais, par voie de communiqué. Rappelons que le syndicat s’était fortement mobilisé, à tous les stades de la révision législative, en faveur d’une augmentation des allocations familiales. La loi modifiée avait été acceptée en votation populaire en novembre 2002. Elle s’était concrétisée par une hausse de 30 francs des allocations familiales, les faisant passer de 275 francs à 305 francs par mois. Les allocations de formation avaient été, elles, revalorisées de 20 francs, s’élevant dès lors à 445 francs. Revers de la médaille: le taux de cotisation des salariés avait été majoré de 0,3% à 0,42%, alors que celui des employeurs baissait. «Par souci d’équilibre et pour préserver le pouvoir d’achat des salariés», Unia avait demandé au Gouvernement valaisan de réduire la contribution des employés à 0,18%. «En utilisant toute la latitude que lui laisse la loi révisée, le Conseil d’Etat a décidé de la porter en fait à 0,17%, soit de la baisser de 0,25%!» s’est réjoui Blaise Carron, non sans souligner que seules de solides augmentations des rémunérations «comprenant la pleine compensation du renchérissement et des revalorisations des salaires sont en mesure de réellement maintenir le pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés du canton».

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