Plus de 15'000 signatures pour sauver une forêt
Les pétitionnaires ont interpellé les députés vaudois mardi 9 juin, devant le Grand Conseil.
Une pétition a été remise au président du Grand Conseil vaudois. Elle demande l’abandon du projet de mégagravière au cœur des bois de Ballens et du Sépey.
La sauvegarde des bois de Ballens et du Sépey a franchi une étape, mais la lutte risque d’être longue. Une centaine de signataires, une statue d’oiseau portant dans son bec des camions, une fourmi géante, une planète Terre sur le dos, et la Chorale anarchiste ont accueilli les députés du Grand Conseil vaudois à leur sortie de séance le 9 juin, à Lausanne. Une pétition munie de près de 15'200 signatures a été remise à son président, Stéphane Montangero. Elle demande l’abandon du projet de mégagravière au cœur du Parc Jura vaudois.
Recours déjà prévus
L’Association pour la sauvegarde des bois de Ballens et environs (ASBBE) appelle déjà à faire opposition dès que la mise à l’enquête de la mégagravière prévue par Holcim, à l’origine du projet, sera déposée. Elle invite les citoyennes et les citoyens, de la région et d’ailleurs, à s’ériger contre l’exploitation du gravier niché dans le sous-sol de la forêt. Les conséquences seraient lourdes: la destruction de 43 hectares, avec l’abattage de dizaines de milliers d’arbres, la perte de sa biodiversité, de sa flore et de sa faune, ainsi qu’une menace sur ses ressources hydriques et les marais de Paudex. Par ailleurs, l’ASBBE craint pour les riverains qui, en plus de perdre un lieu de ressourcement, devraient subir le passage de plus de 250 camions par jour, malgré le transport par rail. Quant aux besoins en béton, l’ASBBE estime que des alternatives existent (recyclage, autres matériaux, rénovation…).
L’ASBBE projette déjà des recours aux niveaux cantonal et fédéral. Et même le lancement d’une initiative «pour protéger de manière définitive les forêts vaudoises (et peut-être suisses) contre toute attaque de ces dernières pour des raisons économiques».