Les 80% des crises les moins médiatisées se situent en Afrique et souffrent d’un sous-financement systémique de l’aide: voilà une des conclusions majeures du dixième rapport annuel de CARE. L’ONG souligne que ce continent est largement oublié des journalistes bien qu’il soit le théâtre de graves crises humanitaires. L’organisation caritative cite à titre d’exemple les quelque 1530 articles traitant l’an dernier de la dramatique situation en Centrafrique contre près de 445350 publications consacrées à la fermeture temporaire de TikTok aux Etats-Unis. Ce désintérêt se paie cash avec, pour conséquence, un manque de dons dû à l’ignorance du public, alors que les contributions de Washington ont déjà, il y a un an, été réduites de 90%. «43 millions de personnes sont affectées par les dix crises les moins documentées au monde en 2025», chiffre CARE, notant encore que le changement climatique est désormais un facteur commun à l’ensemble des catastrophes répertoriées, entre alternance d’épisodes de sécheresses et d’inondations. Perturbations qui se traduisent par la destruction de récoltes et une insécurité alimentaire grave et durable. Dans ce contexte, CARE rappelle que l’information reste un des leviers essentiels pour mobiliser l’action politique et la solidarité internationale.
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