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Améliorations importantes pour les plâtriers-peintres

Depuis le 1er avril, une nouvelle Convention collective de travail s’applique dans les cantons alémaniques, le Tessin et le Jura.

Les plâtriers-peintres du Jura et du Jura bernois bénéficient, depuis le 1er avril, de meilleures conditions de travail, tout comme leurs collègues de Suisse allemande et du Tessin. Dans les autres cantons romands, c’est la Convention collective de travail (CCT) du second œuvre qui s’applique.

«Je suis satisfaite, car nous avons réalisé de réels progrès sur deux points importants: le temps de trajet non rémunéré est réduit de moitié, ce qui correspond en fait à une baisse du temps de travail. Pour le samedi, un supplément est enfin prévu, comme c'est le cas depuis longtemps dans d'autres branches. Les indemnités de repas ont également été augmentées et les sanctions à l’encontre des entreprises qui enfreignent la CCT ont été considérablement renforcées», se réjouit Bruna Campanella, responsable nationale de la CCT plâtrerie-peinture, qui a dirigé la délégation chargée des négociations pour les deux branches. 

Précisons que le temps de trajet non rémunéré sera progressivement réduit (cinq minutes par année) pour atteindre quinze minutes dans trois ans (au lieu des trente minutes non payées). Concernant le travail du samedi, il est enfin rémunéré avec une majoration de 25% dès le 4e samedi travaillé. Le supplément est versé avec le salaire du mois suivant. Les employeurs doivent désormais déclarer à l’avance le travail effectué ce jour-là auprès de leur commission paritaire régionale, au risque d’être amendés. La compensation automatique du renchérissement, jusqu’à 2%, est réintroduite dans la CCT. Un nouveau forfait pour les repas de midi se monte à 275 francs par mois (13 francs de plus). Le montant des repas remboursés sur facture s’élève désormais à 23 francs (3 francs de plus).

Le combat continue
Bruna Campanella souligne que ces améliorations ne sont pas tombées du ciel. «Elles ont été obtenues de haute lutte par les travailleurs et les travailleuses. Nous avons pu empêcher plusieurs détériorations que les employeurs voulaient imposer, comme l’allongement du temps de travail ou la semaine de six jours. Mais une chose est claire: nous n’avons pas encore atteint notre objectif. Le temps de trajet non rémunéré doit être complètement supprimé, les salaires restent trop bas et il y a encore beaucoup à faire en matière de vacances et de situation des apprentis qui ne sont pas assujettis.» Rappelons que ces revendications s’inscrivent dans une situation de pénurie de main-d’œuvre et que de nombreuses places d’apprentissage restent vacantes. Si la nouvelle CCT apporte des améliorations importantes, selon Unia, rendre la profession plus attrayante va nécessiter davantage de moyens. 

Aline Andrey, en collaboration avec Work

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