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Accord à l’OIT sur le salaire vital

L'Organisation internationale du travail (OIT) est parvenue à un accord sur la question du salaire vital. Lors d’une réunion d’experts sur les politiques salariales, dont les conclusions ont été adoptées par le conseil d’administration de l’institution basée à Genève, il a été convenu de préciser le concept de salaire vital dans le sens d’un «niveau de salaire nécessaire pour assurer un niveau de vie décent aux travailleurs et à leur famille, compte tenu de la situation du pays et calculé pour le travail effectué pendant les heures normales de travail». Les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs se sont mis d’accord pour que l'estimation du salaire vital suive un certain nombre de principes, notamment l'utilisation de méthodologies fondées sur des preuves et des données solides, la consultation des organisations de travailleurs et d'employeurs ou encore la transparence. «La négociation collective, qui s’appuie sur la liberté syndicale, est un mécanisme important de détermination des salaires. Une négociation collective de bonne foi visant à parvenir à des accords mutuellement acceptables peut déboucher sur une répartition plus équitable de la croissance économique. Pour qu’un processus de négociation collective soit solide et éclairé, il faut que tous les partenaires sociaux aient accès à la même information», note le document. 

Le secrétaire général de la Confédération syndicale internationale, Luc Triangle, a salué «une victoire majeure pour les travailleurs»: «A l’heure actuelle, le salaire d’un trop grand nombre de travailleurs est insuffisant pour leur permettre de sortir de la pauvreté, ainsi que leur famille, et pour leur assurer des moyens de subsistance dignes. Cet accord est une étape importante vers une action internationale visant à garantir un salaire vital et constitue un véritable bond en avant pour la justice sociale.» 

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