Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Une bonne nouvelle de temps en temps, svp!

Et une guerre de plus sur la planète!... Evidemment, on ne va pas pleurer sur le sort d’Ali Khamenei et de ses sbires, morts sous les bombes quelques semaines après avoir fait massacrer des dizaines de milliers d'opposants. Mais l'attaque lancée contre l'Iran par Donald Trump et Benyamin Netanyahou provoquera-t-elle réellement la chute du régime des mollahs? Rien n’est moins sûr, si tant est que ce soit vraiment le but de l'opération... Certes, les Iraniennes et les Iraniens mériteraient amplement d'être enfin débarrassés de cette théocratie dictatoriale, sans retomber pour autant dans la monarchie d'avant la révolution islamique, comme certains le souhaiteraient. Car en matière de droits humains, le bilan du dernier shah ne fut pas non plus très reluisant.

Hélas, la seule certitude, à ce stade, c'est que ce sont encore les civils qui vont trinquer. Comme dans toutes les guerres. Difficile, donc, de se réjouir de cette actualité, qui ne fait qu'ajouter à la morosité ambiante d'une période trouble, présentant d'inquiétants parallèles avec les années 1930. Lesquelles ont débouché sur les calamités que l’on sait... Les inégalités sociales qui se creusent, la montée en puissance de l’extrême droite et de l'autoritarisme, la recrudescence de la violence politique, les boucs émissaires qu'on accuse de tous les maux, les rafles pour les déporter en masse, enfants compris: tout cela a comme un air de déjà-vu. Alors, pour ne pas sombrer dans la dépression, il faut scruter les journaux à la loupe afin d'y débusquer les trop rares bonnes nouvelles.

Tenez, en voici une. En Chine, le PDG d’une fabrique de grues, ponts roulants et autres engins vient de verser l’équivalent de plus de 20 millions de francs en primes de fin d’année à ses 7000 salariés. Une partie a même été distribuée en cash lors d’un gala. Selon les médias, cela représente tout de même les trois quarts des bénéfices réalisés en 2025. Le patron en question, dont ce n’est pas le premier geste de générosité, dit vouloir aider ses employés accablés par la hausse du coût de la vie. Anecdotique? Pas tant que cela. La Chine, qui a réussi l’exploit de concilier les pires aspects des deux systèmes antagonistes que sont le communisme et le capitalisme – en faisant l’impasse sur leurs quelques bons côtés – n’est pas particulièrement réputée pour ses méthodes managériales bienveillantes. Alors si ce genre de scène peut y avoir lieu, pourquoi pas sous nos latitudes? Dans le même ordre d’idées, on a aussi vu le milliardaire américain Warren Buffett suggérer que les ultrariches soient davantage taxés, ou l’héritière du groupe chimique BASF faire don de la plupart des millions légués par sa grand-mère. Des cas sans doute très minoritaires, mais qui montrent que la redistribution des richesses n’est pas qu’une utopie. Le savoir ne va peut-être pas mettre un terme à la folie qui s’est emparée du monde, mais ça permet de ne pas perdre totalement foi en l'humanité. Et par les temps qui courent, c’est déjà beaucoup!