Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Un mouvement international contre une mine de cuivre

mobilisation
© DR

Des représentants du peuple autochtone sámi et de Breakfree Suisse ont remis une pétition au siège genevois de Hartree Partners lui demandant de cesser ses investissements écocidaires dans la mine de cuivre de Nussir en Norvège.

GENÈVE Des militants écologistes et des représentants du peuple autochtone sámi ont manifesté à Genève contre un projet minier en Norvège.

Des mobilisations dans une dizaine de pays ont eu lieu, le 26 février, devant les bureaux de Hartree Partners pour dénoncer son soutien financier à la compagnie minière Nussir ASA, en Norvège, rachetée par la société canadienne Blue Moon Metals en 2024. Celle-ci prévoit de déverser 30 millions de tonnes de déchets miniers toxiques, dans les vingt prochaines années, directement dans le Repparfjord, menaçant ses saumons et la richesse de son écosystème marin. De surcroît, cette mine de cuivre se situe sur les terres traditionnelles d'élevage de rennes des Sámis et fragilise donc les moyens de subsistance des autochtones, en violation de la convention No 169 de l'Organisation internationale du travail, et du principe du consentement libre, préalable et éclairé. 

Au centre de Genève, des militants de Breakfree, des citoyens solidaires et des représentants du peuple autochtone sámi ont manifesté devant la société d’investissement. Pour eux, le message est clair: Hartree Partners ne peut pas polluer tout un écosystème côtier et violer les droits des populations autochtones. «Nous avons essayé de les contacter pendant des mois. Aujourd'hui, nous n'avons d'autre choix que de nous rendre à leur porte partout dans le monde pour les informer qu'ils ont investi dans une catastrophe écologique», déclare Isak Gregers Eriksen, militant environnementaliste sámi, dans un communiqué de l’ONG norvégienne Natur og Ungdom et de Breakfree Suisse. L’un des membres de ce collectif, Olivier de Marcellus, rappelle: «Les matières premières nécessaires à la transition énergétique doivent être obtenues sans destruction de l'environnement ni violation des droits humains.» 

Si Hartree Partners dit vouloir s’engager pour les droits humains, il doit donc cesser ses investissements immédiatement, estiment les militants. Ceux-ci précisent: «Plusieurs acteurs, dont le géant allemand du cuivre Aurubis, se sont déjà retirés du projet en raison de préoccupations éthiques et de durabilité.»

Cette action internationale fait écho à celle des éleveurs de rennes locaux, des organisations sámies et environnementales pour empêcher le développement de l’exploitation minière. 

Début février, après 225 jours d’occupation et des actions de blocage inédites, la Zad installée devant la mine de Nussir dans le Repparfjord a levé le camp. Si les stratégies de lutte changent, les objectifs restent les mêmes: arrêter les forages et exiger que la Norvège interdise enfin le déversement des déchets en mer, à l’instar de la grande majorité des pays. Parallèlement, une procédure judiciaire est en cours...

 

Pour aller plus loin

En Géorgie, un timide renouveau syndical

Près de l'arrêt de métro Delisi à Tbilissi, derrière les palissades, l'ancien bâtiment des syndicats soviétiques qui hébergeait aussi le centre culturel des syndicats. Les bureaux de la GTUC se situent de l'autre côté de ce bâtiment.

Après l’effondrement du système communiste et trois décennies de politiques néolibérales, les questions liées au travail font leur retour en Géorgie sous l'impulsion de nouvelles initiatives syndicales et d'un rapprochement avec l'Union européenne

Un travail de forçat, sous un soleil de plomb

Vue de Doha depuis le large avec ses gratte-ciels.

Le Qatar est en train de se réinventer. Comme émirat du sport, comme haut lieu touristique et Mecque de l’art. Reportage syndical au pays où les scheiks se font bâtir un nouvel Etat par les migrants

Vers une Europe du plein-emploi?

Assemblée générale de Nestlé

Un nouveau concept pour lutter contre le chômage en Europe a vu le jour au sein d’Unia. Ses auteurs lancent un vaste débat à ce sujet. Eclairage

TripAdvisor, entre autres, épinglé par Amnesty International

Les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé (TPO) et à Jérusalem-Est ne devraient pas être des destinations touristiques, indique un récent rapport d’Amnesty International