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L’USS s’oppose à la flexibilisation du travail

Une main tient une carte pour voter lors d'une assemblée.
© Thierry Porchet/Archives

Les délégués de l'Union syndicale suisse ont adopté plusieurs résolutions lors de leur dernière assemblée, ce 29 novembre, à Berne.

L’assemblée des délégués a adopté plusieurs résolutions, dont une visant à stopper la dégradation des conditions de travail en Suisse.

Alors que la pression de la droite et des milieux patronaux s’accroît, l’Union syndicale suisse (USS), dont les délégués ont tenu leur assemblée ce 29 novembre à Berne, veut renforcer la protection des travailleurs et des travailleuses. Une résolution a été adoptée pour s’opposer à la flexibilisation rampante débouchant sur des horaires plus longs et saucissonnés, davantage de travail du dimanche ou de faux statuts d’indépendant. La faîtière, qui souligne que de plus en plus de personnes ont de la peine à concilier vie professionnelle et vie privée, a formulé plusieurs revendications: horaires fournis au moins quatre semaines à l’avance; supplément de salaire pour le travail de nuit ou du week-end; abolition des journées de plus de dix heures; au moins deux week-ends entiers de congé par mois; suppression des horaires coupés; limitation des heures supplémentaires; et enregistrement du temps de travail incluant les déplacements et le temps de préparation. L’USS demande en outre une meilleure protection de certaines professions exclues du champ d’application de la Loi sur le travail (aviation, économie domestique, agriculture, enseignement, travailleurs sociaux, etc.), des mesures en cas de conditions météorologiques extrêmes, et également une protection contre les agressions et les actes de violence dans les branches telles que les transports publics, la santé, la restauration, la vente ou le service public.

Les délégués ont par ailleurs adopté d’autres résolutions, pour s’opposer aux licenciements dans la sidérurgie, pour que les apprentis aient huit semaines de vacances, pour soutenir l’autorité de la Cour européenne des droits de l’homme et pour réaffirmer leur soutien aux syndicats du Proche-Orient. En revanche, le projet de résolution visant à établir un indice syndical du renchérissement, qui tienne compte notamment des primes d’assurance maladie, n’a pas été adopté tel quel, le sujet nécessitant un examen plus approfondi.

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