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La ville de Lucerne dit «oui» au salaire minimum

Lucerne vue panoramique
©DR

D’autres centres urbains envisagent de rejoindre le mouvement: à Berne, Bienne et Schaffhouse, le processus est lancé.

Appelés à se prononcer sur l’abrogation du dispositif, les citoyens ont validé son maintien par 67,6 % des votants. Un signal fort en vue du référendum national.

Les remparts qui défendent le salaire minimum dans la ville de Lucerne ont résisté ce dimanche 27 septembre. Les partis bourgeois, qui avaient soumis au peuple leur volonté d’abroger le dispositif, ont subi un revers lors de la votation consacrée à ce thème brûlant. Une large majorité des votants, 67,6 % précisément, a exprimé sa volonté de maintenir en vigueur une mesure qui prévoit un salaire minimum de 22,75 francs de l’heure. Le résultat met ainsi à l’abri les couches de la population aux revenus les plus faibles. Il permet également de poursuivre en la matière le mouvement vers l’égalité entre les femmes et les hommes.

Dernier mot au peuple
Au-delà de sa dimension locale et de ses enjeux restreints sur le plan géographique, le vote constitue un signal fort à l’échelle nationale. Car le Parlement a décidé, en juin dernier, d’attaquer cette mesure sociale là où elle est opérationnelle, en donnant la primauté aux salaires fixés par les conventions collectives sur les dispositifs existants dans certaines villes et certains cantons. Portée par le front bourgeois, cette position a provoqué la réaction immédiate du bloc syndical et des partis de gauche. Un référendum a dès lors été lancé et a abouti, la récolte de signatures est sur le point d’être couronnée de succès. Celles-ci seront déposées à la Chancellerie fédérale dans la journée du 7 octobre. Quant à lui, le peuple sera appelé à donner son avis dans les mois à venir.

D’autres centres urbains connaissent également le salaire minimum. À Zurich comme à Winterthour, le dispositif qui garantit des revenus dignes a été plébiscité et est désormais opérationnel. Ailleurs, des villes envisagent de rejoindre le mouvement: à Berne, Bienne et Schaffhouse, le processus est lancé. Le mouvement a également gagné du terrain à l’échelle cantonale. Neuchâtel a ouvert la voie il y a déjà longtemps; Genève, le Tessin et Bâle-Ville sont également de la partie, tandis que le Jura entend améliorer son dispositif afin d’intégrer des catégories professionnelles laissées sur le bas-côté. Une initiative a été lancée dans ce but. Enfin, le Valais a déposé à son tour une initiative, ce qui amènera les citoyennes et les citoyens à se prononcer dans les urnes le 29 novembre prochain. 

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