Des primes maladie qui pèsent sur nos têtes

Chaque année, les augmentations de primes maladie pèsent lourdement sur nos têtes, à tel point que cela encombre nos esprits. Il ne faut pas que cela soit le cas chaque année.

Comment faire pour équilibrer les budgets, surtout pour les familles et les personnes à faible revenu, afin que tous puissent vivre décemment? De quoi doit-on se priver pour payer ces très onéreuses primes maladie?

Chacun d’entre nous a le droit d’avoir une vie digne sans privation de ses besoins essentiels. Comment se fait-il que nous en soyons arrivés là? Tout simplement par une gestion très opaque des contributions pécuniaires des assurés. Pourquoi ne savons-nous pas comment est placé l’argent des contributions aux mains des caisses maladie?

Une concurrence effrénée entre les caisses maladie provoque des changements de caisse par les assurés. Ces changements occasionnent des frais estimés entre 800 et 1000 francs par personne. Comment se fait-il que les réserves ne suivent pas les assurés qui changent de caisse maladie?

Lors de la campagne des dernières votations ayant pour objet une caisse unique et publique, une majorité des sondés y était largement favorable et, au fil du temps, ces avis favorables s’érodaient si bien que, lors du vote, le principe de la caisse maladie unique et publique a été refusé. C’est le résultat d’une large propagande orchestrée par les caisses maladies, mais avec quel argent?

Cela fait longtemps que des citoyens suisses vivent dans un marasme financier. C’est, entre autres, le résultat de primes trop lourdes à assumer. Faut-il élargir le recours à l’aide sociale pour payer ses contributions à l’assurance maladie? Eh bien non!

Prochainement, il faudra que les primes soient plafonnées à 10% du revenu. Il faudra aussi qu’une assurance publique et unique devienne une réalité, ce qui réduira le nombre de décideurs et simplifiera le pilotage du système. 

Thierry Cortat, Delémont