Vaud verse une prime Covid au personnel de la santé

Patient aux soins intensifs.
© Olivier Vogelsang

Revendication entendue des syndicats et des associations du personnel de la santé. Le Canton de Vaud a décidé d’octroyer une prime Covid de 900 francs aux professionnels du domaine actifs dans les institutions socio-sanitaires, publiques, parapubliques et privées en raison de leur engagement hors norme sur le front de la pandémie. Grâce à leur investissement et à leur persévérance, ont précisé les autorités dans leur communiqué du 19 février, la première et la deuxième vague ont pu être maîtrisées sans que le système de santé implose. «Cette mobilisation exceptionnelle est aujourd’hui encore à l’œuvre dans les établissements hospitaliers, auprès des patients gravement atteints par le Covid-19. Dans les institutions de la santé communautaire, souvent durement touchées elles aussi, le personnel a également répondu à ces circonstances par un engagement sans faille.» Le montant sera versé à 14000 personnes qui ont été directement au contact des malades et exposées au virus. Il ne concerne donc pas les travailleurs administratifs, les médecins cadres et les membres de la direction. Le coût prévisionnel se monte à près de 15 millions de francs, à charge de l’Etat.

Le Syndicat suisse des services publics (SSP) – groupe CHUV s’est félicité de la décision des élus qu’il considère aussi comme le résultat de la manifestation du 28 octobre dernier ayant rassemblé à Lausanne 1500 participants. Il estime toutefois que la somme octroyée n’est pas à la hauteur des efforts extraordinaires du personnel et regrette que tous les travailleurs qui se sont trouvés au front dans la lutte contre le Covid n’en bénéficient pas. Le SSP rappelle enfin que le coronavirus a simplement mis en lumière une problématique déjà connue et identifiée: manque de collaborateurs, épuisement professionnel, carrières arrêtées, salaires insuffisants, etc. «L’urgence et la priorité, ce doit être maintenant d’embaucher et de renforcer sans compter les effectifs pour soulager un minimum des femmes et des hommes mobilisés depuis de nombreux mois.»