Kering: moins de licenciements et un bon plan social

Horlogère au travail.
© Unia/Photo prétexte

Casse limitée. 76 personnes ont au final perdu leur emploi sur les 110 suppressions de postes annoncées dans les entreprises horlogères appartenant au groupe Kering.

Dans les Montagnes neuchâteloises, chez Girard-Perregaux et Ulysse Nardin, 76 personnes ont finalement perdu leur emploi. Pour mémoire, les deux marques appartenant au groupe Kering avaient annoncé début septembre la suppression de 110 emplois répartis dans les trois manufactures de La Chaux-de-Fonds et du Locle. «De 110, on est rapidement descendu à 99, puis on est arrivé à 93 à l’issue de la période de consultation. Sur ce nombre, il faut encore déduire 12 départs volontaires et 5 en retraite anticipée, détaille Sylvain Schwab, secrétaire syndical d’Unia Neuchâtel. Quant au plan social, nous avons décroché nettement plus que ce qui était initialement prévu. Je n’ai jamais vu cela depuis six ans que je travaille chez Unia, c’est un très bon plan social. Mais nous ne pouvons pas nous en féliciter, même si nous avons obtenu que le nombre de licenciements soit revu à la baisse, nous avons bien conscience que des travailleurs perdent leur emploi.» Ceux-ci obtiennent une indemnité en fonction de leur âge, de leur ancienneté dans l’entreprise et de leur situation familiale. Des soutiens et un suivi sont en outre prévus sur le plan de la formation et du reclassement. «Le syndicat et les dix représentants ont fait le maximum. J’avais insisté pour que tout le monde se sente concerné par la consultation, les salariés ont répondu massivement au questionnaire que nous leur avons soumis et ont été motivés à trouver des alternatives aux licenciements. Il faut aussi noter que la direction de l’entreprise s’est montrée ouverte et que le directeur des ressources humaines, Laurent Von Gunten, a été très correct», souligne le secrétaire syndical référent. Dernier aspect important, le personnel et le syndicat ont obtenu un délai-cadre pour le plan social. «Ce qui assure les mêmes conditions de départ en cas de licenciement économique jusqu’au 30 juin 2021. Et il est convenu que nous nous retrouvions d’ici à cette date en vue de la prolongation de ce délai-cadre.»